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Les histoires d'Alice

Les histoires d'Alice

Quelque part entre poussière de fée et dinosaures mutants, Alice raconte

Aurélie Valognes : Mémé dans les orties

Aurélie Valognes - Mémé dans les orties (2014)

Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre - certains diraient : seul, aigri, méchant -, s'ennuie à ne pas mourir. [...] Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d'escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie... jusqu'au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 92 ans forcent littéralement sa porte, et son coeur.

 

256 pages

 

 

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Tout simplement une déception...

 

     Ce livre était en tête de rayon à la Fnac, avec un bandeau sur lequel figurait "50 millions de lecteurs déjà conquis !". Cherchant, à l'approche du printemps, une lecture légère et récente, quelque chose de drôle et d'agréable, j'ai (évidemment) craqué. Verdict : on ne m'y reprendra plus. Même si ce livre avait bien sûr un bon fond, je ne l'ai pas vraiment apprécié.

     Ce roman raconte l'histoire complètement loufoque du vieux Ferdinand Brun, octogénaire insupportable vivant dans une résidence ou, bizarrement, ne vivent que des femmes d'une cinquantaine d'année un peu frivoles (enfin, rendez-vous compte, sinon, ce n'est pas drôle...). A la suite de la mort de son chien Daisy, sa fille décide de lui envoyer la concierge, Mme Suarez, afin qu'elle surveille l'hygiène de vie du vieillard à présent seul. Cette concierge s'avère être une personne invivable et toxique. Mais l'arrivée de Juliette, la petite fille du dessus, et de Mme Claudel, la nonagénaire d'en face, vont réussir à délivrer Ferdinand de cette emprise et surtout de sa solitude qui le dévore. C'est un scénario assez classique, celui de la rencontre-qui-change-tout et qu'on rencontre très, très couramment dans des livres, séries, bouquins, et j'en passe. Pourtant, cela ne m'a pas freiné : on trouve parmi ces bouquins de véritables pépites (rien à voir avec la choucroute mais je pense quand même à L'alchimiste de Paolo Coelho qui reprend cette histoire type en la tournant merveilleusement bien). Mais au final, ce n'était rien de bien frissonnant, on est  ému un peu, mais on ne connaît absolument pas dans ce livre les vertiges que l'émotion procure parfois. 

     Le principal facteur de cette impression est l'irréalisme total du livre. Il est com-plè-te-ment décalé. Et même si cela pourrait être une véritable qualité, la façon dont Aurélie Valognes a tourné les choses de m'a pas convenu. De plus, je n'ai pas accroché avec le style que j'ai trouvé assez enfantin et très sommaire. De nombreux éléments qui me semblent importants dans le livre sont un peu négligés et donne l'impression d'un ouvrage beaucoup trop superficiel. De plus, les clichés sont véritablement part entière du roman : un papi méchant, une mamie gâteau, une fillette ultra précoce, des voisines de type pie bavarde... Rien ne semble extrêmement creusé ni travaillé. A vrai dire, sans vouloir manquer de respect à l'auteure, j'ai l'impression que Mémé dans les orties a été écrit en quelque jours. Et cela se reflète dans les seules quelques heures que j'ai mis à le lire. Et je n'aime pas finir un livre rapidement car je n'ai pas le temps de m'attacher aux personnages...

     Cependant, je suis obligée, malgré mon amertume, de reconnaître que ces mêmes personnages, clichés et insipides, sont quand même très touchants. Je n'ai pas réussi à trouver Ferdinand insupportable ; au contraire, je l'ai trouvé vraiment mignon. ^^ L'histoire avec Juliette et surtout avec Mme Claudel est vraiment adorable. Bémol : j'ai trouvé Juliette vraiment trop précoce pour son âge. Je veux dire, introduire une jeune fille de dix ans en avance sur son âge était une très bonne idée, mais à ce point-là ? J'ai trouvé Juliette incroyablement agaçante, avec ses airs de madame je-sais-tout, même si elle était assez attachante. C'est dommage... 

     Je terminerai cette chronique en citant juste l'humour dont fait preuve Aurélie Valognes dans son récit et qui est un véritable point fort qui aurait pu être mieux exploité. J'ai beaucoup aimé le concept d'utiliser des proverbes en guise de titre de chapitre, cela faisait des rapports au titre global que j'ai appréciés. ^^

     Ce roman est donc un livre très vite lu qui m'a semblé totalement à côté de la plaque. Est-ce un point fort ou un point faible ? Je laisse cela à l'appréciation de chacun. Personnellement, je n'ai pas vraiment été touchée, et c'est dommage dans le sens où si les quelques points négatifs que j'ai relevés avaient été meilleurs, j'aurais sans doute apprécié de lire ce bouquin. Je ne me ferme pas la porte pour autant et lirai sans doutes d'autres livres d'Aurélie Valognes, ne serait-ce que pour comparer.

 

Note finale : 13/20

L'histoire, le style, les personnages

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Aurélie Valognes est une écrivaine française née en 1983. Son premier roman, Mémé dans les orties, sorti en 2014, fut un carton traduit dans le monde entier. 

 

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